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ALEXANDRA

Au milieu de nulle part

Alexandra DE LIT

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Interests
J'ai voulu créer un blog philantrope...mais je n'y suis pas arrivée.

 

 

Une petite trace de votre passage

 

 

 au milieu de nulle part

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Un ptit coucou de Metz, kleine Alexandra, mir geht's nicht so gut. Ich meine mit meiner gesundheit. J'espère que tout va bien pour toi et que tes patients sont pas chiants, pas terrible comme vanne bon je fais ce que je peux. Bises, Astrid
June 14
Que ta journée et ta semaine soient
des plus éclairée !
Apr. 20
Joyeuses Pâques à toi Alexandra !
Apr. 11
bonne fin de dimanche, bises
Feb. 8
Bonjour Alexandra, comment vas-tu? J'espère que tu ne t'enfonces pas trop dans le boulot.
Nous ne changerons pas la nature humaine, nous apportons juste chacun une petite pierre, mais où allons nous la mettre cette pierre??? Je t'embrasse, a+
Feb. 5
March 28

L'ORIGINAIRE...

 
Chers amis du monde virtuel, ce soir j'y retourne...dans ce pays inquiètant qui m'a vu naître. Depuis quelques temps je n'ai plus peur. Alors je vais tenter une plongée au pays des forêts profondes peuplées de sorcières aux doigts crochus. Là-bas, en teutonie, le pays des contes et du Strudel aux pommes...celui de ma Mère.
Difficile de parler de la Mère, ce gouffre sans fond. Toutefois on peut tenter de s'approcher le plus près possible du bord, sans trop se pencher au dessus. La Mère dont je parle ici est loin des représentations clichées de douceur, de moelleux et de nourrissage, mais bien plus près de la folie et de la voracité: une bouche perpétuellement ouverte...hurlante et dévorante.Cris de haine, cris de détresse, mais bien souvent les deux se confondent...
Bien sûr, il y eût de l'amour :"je t'aime terriblement" disait-elle; et c'est ce "terriblement" ajouté derrière qui conduisit l'enfant vers l'évasion perpétuelle.
 
 
 
 
Rescapée du gouffre, je retourne en songe dans les forêts maléfiques et enchantées d'outre-Rhin pour me confronter une fois encore aux créatures qui me constituent aujourd'hui. Nostalgique, je rêve d'un séjour en forêt noire: j'y retrouverais mon lit recouvert de son épaisse couette en plumes d'oie, les patisseries à la cannelle, les contes de Grimm et les quelques berceuses des premiers temps.
 
 
 
 
   
Découvrez Falco!
March 15

Risquer l'inconnu...

Décidément je ne suis pas bien inspirée ces temps-ci. J'ai du mal à entretenir les choses. Par exemple : les plantes, je n'ai jamais su les entretenir; pas une plante n'a pu survivre avec moi. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je ne fais pas d'enfants, car je ne donne pas bien cher de leur vie. L'avantage avec un blog c'est que ça ne crève pas facilement. Alors bon... me revoilà.
 
La vie professionnelle est épuisante pour quelqu'un qui doute en permanence. Je ne vous l'ai peut-être pas dit, mais je suis une psychologue profondément anarchiste dans l'âme; je n'ai donc ni Dieu ni maître, c'est à dire, personne pour venir confirmer que je fais bien partie des élus ou que j'ai raison dans telle ou telle situation. Alors j'avance vers l'inconnu en m'offrant toutefois quelques points d'appui: échanges avec mes paires, bouquins, supervision... Certes, c'est épuisant de ne pas être dans la certitude, mais ces derniers temps quelques dénouements heureux sont venus confimer que risquer l'inconnu c'est la position la plus juste.
 
 
 
 
 
 
Cela m'a ramené à la lecture de Bergson: toute sa philosophie est une invitation au laché prise. Pas étonnant qu'il n'ai eu, en France, le succès d'un Kant ou d'un Heidegger. Les sociétés intellectuelles Françaises sont peuplées, pour des raisons qu'il faudrait éclaircire par l'histoire, d'une multitude de crétins affolés du gland ou érotisés du fion.
 
 
Désolée...je ne pensais pas que ce billet basculerait un peu dans la grossièreté...mais c'est ça aussi risquer l'inconnu. Tout cela pour dire, que je ne supporte plus l'université et qu'il vaut mieux, pour se prémunir du formatage, rester autodidacte.  
 
Voilà. Pour le moment, c'est tout ce que je trouve à écrire. A bientôt, les amis.
 
 
 
January 03

MON NOM EST PERSONNE

 
Parade sociale, prestance, prestation et prestige. Paillette et rutillence des attributs ...avoir quelques attributs qui forcent l'admiration des meutes. Que l'on songe un instant à la violence persécutive qu'est l'admiration des foules pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à une célébrité. Peu importe d'ailleurs de connaître son oeuvre ou sa cause, ce qui compte c'est de pouvoir se frotter à celui dont le prestige est si connu qu'il amène un court instant les projecteurs sur soi. Car l'admiration a son corolaire qui est l'envie ; c'est pourquoi, elle se complique toujours d'un peu de vampirisme. Tout cela n'a donc rien à voir avec l'amour et encore moins avec le respect. Certaines stars ont déjà fait cet amère constat et ont frôlé, pour les plus fragiles d'entres elles, la folie et la dépression.
 
 
 
C'est là aussi le message du génialissime film de Sergio Léone (encore lui): l'admiration que l'on porte à Jack Beauregard ne vient pas d'un superficiel attribut qu'il suffirait de lui dérober, mais d'un véritable talent. Or, plus l'on est admiré pour ce que l'on est, plus on risque sa peau. Pour se préserver de la horde sauvage la seule solution reste le repli vers l'anonymat: redevenir personne pour pouvoir rester soi-même et vivre librement, se jouer de la bêtise humaine en profitant pleinement de l'air que l'on respire et du vent qui nous passe dans les cheveux...
 
 
December 07

Mes questions sur...la folie

 
Chers amis de la toile,
 
J'ai trouvé sur Dailymotion un documentaire sur la folie qui m'a tiré les larmes des yeux...Il faut dire que je suis une créature extrèmement sensible...et oui ! j'ai ce privilège.
Rares sont les documentaires qui parle de la folie sans verser dans le "sensationnel", sans chercher à renvoyer une image inquiétante de ce qui pourtant nous concerne tous. Et ça, Serge Moati l'a tout de suite compris: la folie ça parle de nous, de notre condition humaine...
A l'heure où notre société bascule de plus en plus dans une logique sécuritaire, et dieu sait que la psychiatrie y est particulièrement exposée actuellement, je pense qu'il serait heureux de pouvoir diffuser le plus largement possible ce documentaire.
Rejeter la folie, c'est rejeter notre part d'humanité, c'est donc aller tout droit vers le totalitarisme...
 
Si vous n'arrivez pas à les lire à partir de mon espace, allez directement sur la page de ce billet.
 
 
  
Mes Questions Sur... La Folie Fr5 1/3
  
Mes Questions Sur... La Folie Fr5 2/3
  
Mes Questions Sur... La Folie Fr5 3/3
 
 
 
November 11

Mort pour...du vent.

 
La guerre 14-18 fût une épouvanable saignée qui sacrifiat toute une génération de jeunes hommes pour RIEN , vraiment rien car tout le monde avait perdu dans cette fichue guerre (d'ailleurs, est-ce qu'on gagne dans une guerre ?). Les officiers étaient, dans ces temps làs, des incompétents orgueuilleux; car, non seulement ils étaient nuls en matière de stratégie militaire, mais, en plus, totalement imbus de leur personne.
 
 
 
C'était l'âge d'or du paternalisme exacerbé par une société très patriarcale; société où l'on obéissait sans broncher à tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une figure paternelle. Bien sûr , une telle configuration laissait la place ouverte à tous les abus. Car, que pouvait bien représenter la vie d'un homme pour des types comme le tristement célèbre général Nivel ?
 
 
 
 
Le patriarcat c'est la domination du masculin au dépend du féminin. Or, vous le savez fidels lecteurs, si le masculin n'est pas articulé au féminin on se retrouve les deux pieds dans la barbarie.
Mais ce qui est rassurant, c'est que même au coeur de la barbarie on peut vivre des moments de grâce...
 
 
 
 
 
Je vous offre un extrait d'une lettre de poilu écrite le 14 décembre 1914:
 
 "(...) le 12 au matin, les Boches arborent un drapeau blanc et gueulent: "Kamarades, Kamarades, rendez-vous."
   Ils nous demandent de nous rendre pour la frime. Nous, de notre coté, on leur en dit autant; personne n'accepte.Ils sortent alors de leurs tranchées, sans armes, rien du tout, officier en tête; nous en faisons autant et cela a été une visite d'une tranchée à l'autre, échanges de cigares, cigarettes, et à cent mètres d'autres se tiraient dessus; je vous assure, si nous ne sommes pas propres, eux sont rudement sals et je crois qu'ils en ont marre eux aussi.
   Mais depuis, cela a changé; on ne communique plus; je vous relate ce petit fait, mais n'en dites rien à personne, nous ne devons même pas en parler à d'autre soldats.
    Je vous embrasse bien fort tous les trois;
 
    Votre fils, Gervais.
 
 
Gervais fût tué à l'âge de 21 ans en mai 1915...
 
November 09

Des pavés dans la mare...

Le problème c'est qu'il faut être sûr de pouvoir viser juste pour ne pas s'éclabousser soi-même.
 
Ce soir j'ai envie de vous parler de ce désir qui me prend sitôt que je me retrouve en société. C'est d'ailleurs uniquement dans ces moments là que j'éprouve un sentiment de solitude mélé d'une sorte de suffocation. Car lorsque je suis vraiment seule je ne ressens rien de tel et je ne m'ennuie jamais. Comme le dit si bien Christian Bobin "la vie en société c'est quand tout le monde est là et qu'il n'y a personne.".  Et c'est bien là tout le problème: comment peut on oser vouloir mobiliser mon attention sur ce ramassi de fadaises et de parades grotesques dont le seul but est d'être apprécié de tous tout en étant satisfait de s'éprouver normaux, c'est à dire comme les autres, c'est à dire comme personne. 
Enfant, les premiers jeux sociaux que j'ai pu observer était quand mes parents recevaient des invités. A ces occasions, ma mère nous briffait longuement avant, afin que nous parraissions des enfants très bien élevés, ce qui, dans le champs social, voulait dire qu'elle était une excellente mère. Puis, à l'arrivé des invités, j'observais un drôle de rituel: des fleurs pour ma mères avec des politesses en veux-tu en voilà, l'apéritif dans le salon avec les femmes d'un coté qui parlent de chiffons et les hommes de l'autre qui parlent de politique et de technique. Je voyais bien que ces rituels leur plaisaient et que c'était pour eux l'occasion de se sentir dans la norme. Moi, je n'avais qu'une idée en tête: choper des cacaouètes et des olives en douce dès que ma mère tournerait la tête.
Les sociétés qu'il m'arrive de cotoyer aujourd'hui sont des sociétés de "psy"; là aussi j'observe de drôles de rituels, et là aussi on a besoin de se sentir dans la norme. Cotoyer la folie au quotidien est une bonne façon de se donner l'illusion d'être normal, tout en bénéficiant d'une étiquette d'humaniste. Et l'on peut-être vraiment surpris d'y rencontrer un tel pédantisme intellectuel et une telle fermeture à l'altérité. C'est dans ces moments là que l'envie me prend d'éclabousser tout le monde, d'être absolument indécente. Mais je me retiens car je sais qu'au fond les groupes humains ont besoins que quelqu'un vienne incarner la folie pour se sentir normaux.
 
J'ajoute ici deux sketchs des Deschiens qui d'une certaine  façon expriment très bien le grotesque de la vie en société...
 
     
 
 
    
November 01

Tête chercheuse...

 
La rentrée est sans doute, avec Noël (à Strasbourg uniquement), un des moments que je préfère dans l'année. C'est un peu, à chaque fois comme une rennaissance: on s'inscrit avec joie à des tas de trucs: abonnement théâtre, association de psy gna gna, reprendre ma carte au PS (peut-être que ch'pourrai leur donner des idées...) et tout et tout.
Cette année, j'ai eu la bonne idée de retourner à la fac pour devenir une tête chercheuse...Parce qu'avec mon boulot à plein temps j'étais pas sûr d'être assez occupée...ah! au fait ! je viens enfin de signer un CDI.  Donc, je disais qu'en plus du reste je suis redevenue étudiante car il faut croire que la cancre n'a pas encore soigné son chagrin d'école. Peut-être qu'affublée du titre de Docteur je pourrai enfin me convaincre d'être digne...hum...mais digne de quoi au juste ?. Bref ! vous le savez, on en fini jamais avec ses blessures d'enfance...et peut-être que c'est tant mieux.  
 

 
Chers amis de la toile....je sais, je n'écris plus beaucoup ici, mais cela ne veut pas dire que je ne vous lis jamais et que je ne pense jamais à vous. Figurez vous que ce soir je suis d'humeur à écrire.
 
Aujourd'hui c'est la fête des morts et, je vous le demande, de quels morts parlent on au juste? Car je connais des morts qui respirent et qui font semblant d'être vivants...si si...et ils sont nombreux. Je préfère de loin les vrais morts, ceux qui ont cessé de me pomper l'air. Bon j'exagère un peu, car parmis les vrais morts que je connais il y a ceux qui étaient des vrais vivants comme mon oncle Joseph par exemple. Oncle Joseph était comme on dit un rayon de soleil, sa seule présence démasquait les morts qui jouaient la comédie de la vie. Autant vous dire que sa vie était en danger. Car lui aussi faisait partie du pays des Ogres, mais il n'a pas su en sortir à temps...
 
 
Je joins à ce billet qui parle de renaissance et de mort ce titre qui me fait penser à la vie qui va: celle de mon oncle Joseph qui est passée, la mienne et les votres chers amis de la toile que j'imagine si vivants. Attention la vie est un cadeau mais elle file, elle file très vite et elle éclabousse tous les morts au passage...
 
 
 
August 12

La cancre

 
L'école, cette redoutable machine à pétrir les cerveaux...
 
Au fond de la classe je regardais tomber :
les feuilles, la pluie,  la neige
Aaaaah ! la neige !
Les saisons passaient et la vie avec...
Mais qu'est ce qu'on foutait là ?
Alors il fallait cultiver un nouvel espace de jeu (de je ?).
L'espace infini de mes pensées.
 
 
Désormais j'étais libre,
 même dans ce putain d'aquarium je restais libre
et définitivement à l'abri de la solitude.
Car il y avait foule dans ma tête
et cela ne laissait que peu d'espace au participe passé
et encore moins au PLUS QUE PARFAIT
 
 
Le maître: toi là bas ! au lieu de rêver ! Au tableau !
 
Moi: (Meeeerde....fait chieeeer)
 
 
 
 
June 12

Tag-ada tsoin tsoin

 
 
On a osé me taguer alors que je traverse un moment d'inhibition de l'écriture: je suis littéralement térrifiée à la vue d'un clavier ou d'un stylo...je tremble devant la page blanche ou l'écran vide...Les dieux vont se venger c'est sûr et je serai punie tel prométhée ayant osé voler le feu...
Putain de surmoi ! Il faut que j'me reprenne !
 
 
Je commence par mes 5 passions:
 
1)- Les livres parce qu'ils m'ont sauvé... sans eux j'aurais vraiment été seule.
 
  
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2)- La bouffe...A vrai dire, c'est le seul domaine où j'ai véritablement des goûts de luxe.
 
 
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3)- La rêverie...c'est dur d'en sortir. Trés souvent j'ai l'air d'être là mais... ce n'est qu'un leurre.
 
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4)- Me fendre la gueule avec des personnes pas politiquement correctes, ayant un accés direct au second degré
 
 
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5)- Ecouter la musique de Wagner quand, dehors, les éléments se déchainent...c'est tout à fait exaltant.
 
Et maintenant mes cinq cauchemards 
 
 
 
1)- Ma banquière avec son petit air pincé...Pfff ! ça arrive à tout le monde d'être à découvert...
 
 
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2)- Les gens lents qui me freinent dans mes élans...Ch'pourrais les tuer !!!

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3)- Faire un voyage en bagnole avec un type qui traite sa voiture comme un prolongement phallique...(ça m'est arrivé...j'ai cru que j'allais mourir ...à cause d'un con !) 
 
4)- Des enfants qui ne savent pas jouer...c'est terrible, je vous assure.(chez les adultes aussi c'est terrible)
 
5)- Baiser avec un technicien de la baise...ça me coupe toute l'envie. (euh...non là je n'ai pas de photos).
 
 
Ah oui !  Je tague les cinq premiers qui lisent ce billet...débrouillez vous !!!
 
 

May 17

Le déclin de la pensée

Comme une des conséquences du système néo-libéral.
 
Chers amis blogueurs, chers penseurs de la toile échoués sur mes pages, c'est à ce terrible constat que je vais m'atteler ce soir.
Dans les sociétés de marché les êtres sont d'avantage soucieux de leur bien être et n'ont plus envie, selon l'expression, de se prendre la tête. D'ailleurs à quoi bon puisque c'est la main invisible qui gère tout : LA vérité émerge d'elle même sous la forme de statistiques. Efficacité, rendement, productivité, potentialité et développement personnel sont désormais les maîtres mots de ce système où la pensée se trouve réduite à sa fonction utilitaire. Plus débile encore, le néolibéralisme véhicule l'idée complètement folle que chaque individu serait doté d'une rationnalité parfaite et homogène. Et c'est le conflit que l'on cherche évacuer avec cette idée: conflits psychiques génèrant le doute qui produit la pensée, conflits d'idées générant du débat dans le champs social et qui fait évoluer le système. D'ailleurs il n'y a plus vraiment de débats: chacun se promène avec ses opinions sous le bras. Combien de fois espérant provoquer un débat j'ai entendu ce cris de détresse "Mais enfin c'est MON opinion !".
 
 
Dieu merci, dans ce monde consensuel à mourir d'ennui,  il me reste quelques amis suffisament dingues pour penser et qui n'hésitent pas à me voler dans les plumes quand ils ne sont pas d'accord avec moi.
 
Bisous à tous.
April 18

Barbares et autres fées Carabosse

Vous le savez, chers amis de la toile, dans ce monde y a pas besoin d'être un salaud pour s'attirer des ennuis...il suffit juste d'être en dehors du clan, de la tribue. Et nous verrons ici qu'en la matière, le pénis, organe génital masculin, donne un certain pli à l'esprit selon qu'il est présent chez les uns ou absent chez les autres. 
 
Attention ceci est un billet un peu psychanalytique.Clin d'oeil
 
Dans ma précédente profession je ne travaillais quasiment qu'avec des hommes et je dois dire que cela n'était pas une mince affaire que de travailler avec des créatures pour qui (pas tous bien sûr) l'angoisse de castration pesait lourdement dans l'économie psychique. Il fallait composer avec ça tous les jours, faire preuve parfois d'une certaine ruse. Pour certains de mes ex-collègues ma seule présence parmi eux était déjà une menace: menace de perdre ce triste leurre qui faisait, pour eux, office de sceptre et qu'ils brandissaient telle une mattraque pouvant à tout moment s'abattre sur la femme " libre".
 
20070813-Conan-Barbare
 
Aujourd'hui je travaille quasiment qu'avec des femmes et croyez moi ce n'est pas non plus une mince affaire que de travailler avec des créatures pour qui (pas toutes bien sûr) le complexe de castration pèse lourdement dans l'économie psychique donnant à l'esprit le pli de l'envie qui appel réparation et dédomagement. C'est la logique du: "ben quoi, y a pas de raison ! qu'est ce qu'elle a de plus que moi l'autre femme !" On retrouve cette terrifiante figure de la femme phallique dans les contes de fées "Cendrillon !!! vas récurer le sol ! Cendrillon!!! vas ranger l'étable ! Cendrillon !!! tries les pois des lentilles !"... etc.
 
 
 
Perle09maratre
 
Le phallus, qu'il se décline au féminin ou au masculin, est un redoutable leurre; celui qui y prétend se met dans une position d'imposture et oeuvre pleinement contre la civilisation. 
 
Dans un prochain billet je vous parlerai de la part féminine que l'on a tous en soi et qui, lorsqu'elle est bien assumée, nous donne non seulement un surplus d'humanité mais aussi du GENI...si si ch'te jure...
 
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March 24

Retour à la vie de bohème

         J'ai ce soir envie de revenir à une vie sans règles ni souci du lendemain où la fantaisie reprend ses quartiers. Une vie sans conventions, ni pincettes, ni gants de velour, à cotoyer tous les jours la dinguerie et la poésie.
 
        Construire sa vie : qu'elle drôle d'idée ! ...Seuls les morts doivent se construire une vie; la vraie vie, elle, est déjà là et ne demande qu'à être vécue.
       Bon sang ! Mais je me laisse bouffer par le monde !  Je ne pense qu'à l'avenir, j'ai même ouvert un plan d'épargne logement... Au Secours !
 
       Rimbaud, Artaud, Brigitte Fontaine ! A L'AIDE !!!  Le blouffe est entrain de me manger !
 
 
 
 
March 23

Le petit rapporteur

 
Histoire d'en rire à nouveau !
 
 
  
 
 
 
  
Le Petit Rapporteur - Montcuq
envoyé par Goldorack
March 02

LA MEUTE

 
         Encore un billet tourmenté...
 
        Ces derniers temps, je sens planer comme une menace, c'est quelque chose de diffus...dans l'air.  Je ne pense pas me tromper...En tout cas, cela a fait revenir le POULPE et je me bats depuis quelques jours avec lui.
 
        Ce n'est rien, juste un moment de fatigue avec un état fébril et l'expérience récente de l'intolérance, ENCORE ! Dans ces moments là il me faut trouver un lieu de repli, une tranchée, un renfoncement quelque part, le temps de reprendre mon souffle avant de repartir. Et oui ces temps ci j'aborde le monde comme un immense terrain de batailles; tant il vrai que le danger peut surgir de n'importe où...même de là où on s'y attendait le moins.
        C'est souvent un simple détail qui nous fais basculer du coté du monstrueux pour l'autre : une couleur de peau, un sexe qui ne serait pas masculin, un choix de vie, une culture, un handicap...C'est l'endrois précisément où l'autre ne peut plus s'identifier à nous et où l'on devient un danger pour lui. Oh, bien sûr, il ne va pas nous éliminer pour de vrai, physiquement, ce n'est pas autorisé par l'ordre établi actuel. Mais il y a quelque chose dans sa manière de nous aborder qui nous annule littéralement. C'est sur le plan symbolique que l'homicide se réalise. C'est très flipant parce qu'on ne comprend pas tout de suite...on sait juste que le poulpe est revenu et qu'il va falloir se battre avec lui. 
 
 
 
 
 
 
        C'est pour se prémunir de l'Autre, radicalement Autre, que les Meutes se forment partout dans toutes les sociétés et à tous les niveaux. C'est la peur de l'inconnu, qui entraine le besoin de sécurité; besoin de sécurité générant les groupes qui font corps...comme un seul homme. L'objectif étant, bien sûr, de ne surtout pas risquer l'altérité.
        Un officier SS ça n'est jamais rien qu'un pov' morveux qui s'est trop longtemps réfugié dans les jupes de sa mère...et que sa mère à trop longtemps pris comme un complément d'elle-même. Sur le képi était cousu un aigle et sous l'aigle se trouvait une tête mort. La mort faisait ainsi partie des symboles de ralliement de la Meute. Le ton était donné : ici on était fier de se mettre au service du blouffe.
 
Promis ! le prochain billet sera plus serein.
Bisous
 
PS : Ce soir, je ne manquerai pas le film de Roman Polanski "LE PIANISTE" sur france 2
 
EXTRAIT:
 
 
 
           
Le Pianiste - Chopin Ballade No.1
envoyé par romuxzooh
March 01

Soutenir le regard de l'ange...

 
 
            Andersen est le seul à avoir raconté la mort d'un enfant dans l'un de ses contes. Les contes sont bourrés d'enfants en danger, mais jamais il n'est question d'enfant qui passent de l'autre coté d'la berge.        
           Pour soutenir le regard de l'ange mieux vaut ne pas trop s'identifier à ses parents. Car, au fond, cette mort n'est  pas moins naturelle qu'une autre : sitôt qu'un être humain arrive dans ce monde sans pitié il est suffisament vieux pour mourir.
 
 
 
 
Enfants, adultes...toutes les vies sont précieuses...ou alors aucune...
 
February 23

Du pays des Ogres...

Tout être humain à besoin de savoir d'où il vient pour vivre, comme il faut un point de départ à chaque histoire. Moi je viens du pays des Ogres et je sais désormais que la vie est le bien le plus précieux qui soit. J'étais arrivée là-bas par hasard...un accident...on s'est trompé...Alors autant vous dire que je reviens de loin.
Les Ogres sont des monstres géants qui se nourissent de chaire humaine pour rester vivant...ils sont partout les Ogres et ils prennent beaucoup de place. On ne peut pas dire qu'ils soient vraiment morts, pour autant ils n'appartiennent pas au monde des vivants.
 
 
En voilà un drôle de départ ! Sans rire, j'aurais pu y laisser ma peau ! Mais non... Il faut dire que j'avais apris à les nourrir, ces Ogres, pour ne pas me faire bouffer. Depuis longtemps, j'ai quitté ce monde pour ne plus jamais y retourner. Car il arrive, chers amis, que l'on viennent d'un pays qui n'est pas le notre.
Moi, je suis étrangère dès l'origine et heureuse d'être, où que j'aille, au milieu de nulle part !
 
Bisous à tous !
February 10

J'ai retrouvé ça :

 
 Je me souviens j'étais tranquillement assise devans ma télé...
Guillaume Durant avait proposé à Brian Molko de chanter en direct
 avec une guitare accoustique et ...
 
j'ai été littéralement  touchée par la grâce
 
 
 
Placebo - Five Years (live) - Brian Molko
envoyé par GD-Girl
February 03

L'avancé du blouffe

 
Ou la logique de l'extension...
 
C'est un début un peu bizarre... j'en conviens. Je vais donc tenter de m'expliquer.
 
Le blouffe me vient d'un livre de science fiction. Dans l'histoire, il y avait une fillette de 4 ans qui, les yeux rivés vers le ciel, recomptait chaque soir les étoiles et à chaque fois, elle constatait avec frayeur que quelques une d'entre elles avaient disparu. "Le blouffe avance ! " disait-elle "et il mange les étoiles !" . Mais personne ne la  prennait au sérieux.
Souvent je me sens comme cette enfant: je remarque des dégats mais personnes ne semble s'en inquiéter. Le chaos avance le plus souvent de manière incidieuse. Il se diffuse avant tout par le langage, dans la culture... La chaos est dans la certitude vulgaire, l'imposture, le mélange des genres, l'équivalence des statuts...etc. On mélange tout pour nous égarer d'avantage et on nous fait croire avec un aplomb déroutant que les choses vont dans le sens du progret. C'est terrible ! Mais ça marche; les gens gobent !!!
 
La logique de l'extension, c'est la logique de l'Avoir qui vient remplacer l'Etre. Avoir des biens de consommation, avoir des relations, avoir des gosses, avoir des personnes à coté de soi pour pouvoir mieux se piffrer...etc. Dans les magazines pipoles on colle à cette logique le mot bonheur. Des miroirs aux allouettes !!! L'obscénité n'est jamais bien loin. Vouloir le bonheur à tout prix est la marque même de la depression qui conduit le plus souvent à la misère de l'âme et au malheur du monde. Je ne crois pas au bonheur, mais à la joie de vivre...
 
 
 
 
C'est la logique de l'extension qui fait avancer le blouffe...et tous les jours il gagne du terrain. Aujourd'hui, la politique ne se réduit plus qu'à la gamelle de chacun: le discours politique ne se fonde plus sur des valeurs symboliques qui crééent le lien social. C'est un véritable nivellement vers le bas !
La suite on la connait déjà...car c'est cyclique...
 
 
 
En attendant, amis blogueurs, restons joyeux !!!
 
Bisous tendres
January 13

Le dogme de la transparence

 
       Chers amis de la toile, depuis le début du mois de décembre je travaille à plein temps. Et oui, mon poste a évolué et j'interviens désormais essenciellement dans le secteur néonatologique du service de pédiatrie. Je ne suis malheureusement plus aussi disponible pour cet espace "virtuel" mais mon train de vie s'est quelque peu amélioré...hé hé !
 
      Ce soir je tenais à vous parler d'un phénomène important auquel je suis confrontée quotidiennement et qui, par moment, complique sérieusement ma pratique. Il s'agit de cette injonction à la transparence qui devient, j'en ai bien peur, un idéal de notre société. Le milieu médical a les moyens de rendre les corps transparents au regard et à la compréhension: IRM, EEG, radios, microscope, stétoscope...et autres scopes. C'est pourquoi l'idéal de transparence y est encore plus prégnante.
 
      Une des difficultés de ma pratique est de faire passer l'idée que cette notion de transparence peut difficilement s'appliquer à la subjectivité des personnes. Que l'intime doit être protégé et qu'il serait contraire à ma déontologie dans dévoiler des éléments...Car il ne s'agit pas de confondre la prévention avec le dépistage : il est difficile de dépister les futurs parents maltraitants, les personnes qui vont tenter de se suicider, celles qui vont faire une depression etc...
 
 
 
 
       Aujourd'hui l'hôpital publique ne s'occupe plus uniquement du soin ; elle est aussi un formidable instrument du contrôle social.
 
      Une société basée sur la transparence, le dévoilement de l'intime et l'anticipation permanente du pire est une société totalitaire...
 
      Amis blogueurs ! Soyons résistant ! Soyons désirant !
 
 
Je vous embrasse.
 
 
PS : qu'est ce que ceci pourrait être ?
 
 hi hi hi ! ... pardon.
 
December 26

CALIGULA ET JESUS CÔTE A CÔTE

 
        Et oui ! j'ai osé. C'est une comparaison que je peux me permettre maintenant que je viens de lire "Caligula" de Camus. Quant aux évangiles, je les connaissais déjà depuis quelques temps...Ces deux hommes semblent, à première vue, être aux antipodes de ce que l'on peut trouver comme personnalités dans le genre humain. Pourtant, outre leur humanité, ils ont un point commun de taille : tous les deux ont vraiment tout fait pour se faire tuer par leurs congénères.
 
         Caligula est une incarnation de l'oscénité dans toute sa splendeur. Un homme dont le nihilisme a dégénéré ; le nihilisme étant déjà une forme de dégénération, je vous raconte pas l'horreur du type. Bref. Monsieur Caligula n'a pas supporté que la mort puisse lui ravire un être cher ; être cher qui n'est autre que sa soeur avec qui il était amant...ce fou. Alors il a décidé que puisque rien n'avait vraiment plus de valeur dans ce monde, il se mettrait totalement au service de l'absurdité en faisant régner la destruction arbitraire. Pauvre créature prétentieuse jamais sorti du cul cul de sa mère ! Incapable de supporter la vie il se suicide en provoquant sa chute...
 
           
 
 
              
 
 
        Jésus est l'incarnation même de la grâce et de la vie. Voilà un homme qui a mis sa vie uniquement au service de la vérité. Elle n'est pas bien compliquée cette vérité, elle pointe notre fragilité fondamentale. Et oui, nous allons mourir, nous ne pesons pas bien lourd à l'échelle universelle et nous ne maîtrisons rien. Mais c'est justement parce que la vie est fragile et accidentelle qu'il faut l'aimer. Désencombré de toutes les tristes camelotes qui fascinent tant les meutes, Jésus irradiait le monde par sa seule présence. La vérité d'une présence est irradiante en effet, elle nous rappelle le peu que nous sommes. Jésus dérangeait l'ordre établi, toutes ces sociétés prétentieuses où règne les faux semblants et contre lesquelles il mettait en garde.
Ainsi, lui aussi a précipité sa mort...et il le savait.
 
        Caligula et Jésus : deux hommes qui se sont sacrifiés. Mais l'un d'eux était déjà mort depuis toujours avant de mourir et l'autre savait qu'en mourant il continuerait à irradier par sa présence...car l'absence rend l'absent plus présent que jamais.
November 03

C'est pour ton bien

 
       Enfant, toutes les fois où j'ai pu entendre de la bouche d'un adulte cette formule, je savais que quelque part j'allais me faire avoir...d'une façon ou d'une  autre.
      Vous l'avez sans doute déjà compris, il va être questions ici de l'ambivalence des sentiments humains.
      Comme vous le savez peut-être, je suis psychologue dans une service de pédiatrie depuis deux mois et demi (c'est mon premier poste). Dans ce contexte, je suis amenée à être confrontée à des prises de décision par des professionnels dans l'"intérêt" d'un enfant. Je réalise à chaque fois à quel point les passions peuvent se déchainer dans ce domaine ( le syndrôme d'Outreau n'est jamais bien loin). Pourtant, il conviendrait de garder la tête froide si l'on ne veut pas générer du pathos là où il n'y en n'avait pas, ou encore, si l'on ne veut pas disqualifier inutilement des adultes dans leur fonction parentale.
      Alors, je m'interroge : pourquoi de nombreux adultes sont-ils incapables de prendre du recul dès qu'il s'agit d'un enfant suspecté d'être en danger ? Que cherchent-ils à résoudre sur le plan personnel ? De quoi ont-ils peur au fond ? Ne serait-ce pas là une façon de lutter contre leur propre ambivalence affective à l'égard de l'enfant ? Se battre tête baissée pour le bien de l'enfant, cela peut-être une manière d'essayer de se placer uniquement dans le camp des bons....
      Mais on le sait, aucun sentiment humain n'est univoque et il n'y a pas pire haine que celle qui s'ignore.
      Ainsi, il arrive que sous le couvert de vouloir le bien de l'autre, on s'acharne à lui nuire...
 
 
The kid extrait la loi
envoyé par dictys
November 02

La comédie humaine

Une fois encore je viens de recevoir en pleine poire l'évidence de mon infirmité. Je ne suis pas équipée pour les jeux de société...tous les jeux de société ! L'entretien d'embauche fait partie de cette grande comédie et une fois encore je n'ai pas su jouer...C'était pas le moment (trop de confusions dans ma tête) , j'étais pas motivée, c'était pas les bonnes personnes...etc. Pour ces gens là, je serai définitivement une pov' cloche, qui ne sait pas ce qu'elle dit, ni ce qu'elle fait, ni même qui elle est. Humiliant !.
Et pourtant, avant j'avais l'impression d'être une personne suffisamment structurée, avec des valeurs, sachant où elle va et tout...mais voilà, ma pensée s'est dérobée devant leurs questions "De quoi vous êtes vous saisie pendant ce stage. Dites moi de quoi vous êtes vous saisie dans la question des psychoses. Comment vous investissez vous actuellement dans votre travail" ...etc. Rien à faire, je n'arrivais plus à penser. Toute réponse à ces questions me parraissait stérile. Je n'ai même pas su me présenter correctement lorsqu'ils me l'ont demandé.
 
 
Ce n'est pas la première fois que je pédale dans la semoule comme cela. Je me souviens d'autres entretiens d'embauche ou d'orals d'examen...Dans ce domaine je suis capable du pire comme du meilleurs. Mais pourquoi ma pensée me lache t'elle par moment ?  Je sais que cela m'arrive le plus souvent lorsque je sens que l'autre en face de moi se prend trop au sérieux, se la joue comme on dit. C'est dingue ! lorsque je ne rencontre personne, je n'arrive pas à être moi même...j'ai alors la vague impression de devoir me prostituer et cela inhibe complètement ma réflexion. C'est comme si au fond je préférais passer pour une conne plutôt que d'être une pute. C'est curieux tout de même...
N'hésitez pas à m'apporter vos réflexions et témoignages car, quoi que j'en dise, je ne me sens pas très bien depuis cette expérience.
 
Bisous à tous.
September 15

Comme des papillons de nuit

 
L'adolescence était désormais loin derrière moi. Et voilà que subitement elle me revient en pleine poire. C'était samedi dernier, au cours d'un mariage pour lequel je travaillais. Parmis les convives j'ai revu DD: aujoud'hui marié, père d'un garçon de deux ans et gendarme.
A l'époque j'avais 15 ans et lui en avait 16. Nous étions des gosses de militaire, nous vivions en Allemagne et nous faisions parti d'une immense bande de jeunes. En ce temps là, DD était, disait il, amoureux de moi (je n'ai jamais trop su ce que ce mot voulait dire). Moi, j'étais pucelle, légère, insouciante et persuadée qu'au fond le chromosome Y était une erreur de la nature. DD était le genre de garçon qui rassurait ma mère: gentil, poli...un peu benêt; c'était le bon gar qui me prétait sa mob. aussi souvent que je le voulais.
 
 
 
20 années se sont écoulées et DD n'a rien oublié de cette période. C'est simple, à l'écouter j'ai eu l'impression qu'il n'a jamais vraiment quitté son adolescence. Sa femme, à coté de lui, me parraissait fragile, un peu inquiète aussi ("qui est cette femme ?" devait elle se dire) et un peu génée par tout ce débalage. En effet, DD ne m'a donné que des nouvelles sordides de nos camarades de l'époque; par goût, je suppose, du sensationnel. J'ai appri, ainsi, des divorces, des parcours professionnels pas terribles, le handicape de son propre fils et le suicide d'une jeune femme qui commençait pourtant une carrière universitaire à la faculté de psychologie où je me suis moi même formée. J'en ai eu la chaire de poule...
Un goût amère m'est resté dans la bouche; il me venait de l'impression d'une insoutenable légèreté de l'être (pour reprendre l'expression de Kundera). Peut-être avez vous déjà éprouvé cela, amis blogueurs : la sensation qu'autour de nous un grand nombre de personnes sont un peu comme des papillons de nuit qui se jettent dans les feux.
Le lendemain, pour me guérir de ma tristesse, je suis allée sur des cites tels que "trombi.com" ou "copains d'avant" et j'ai découvert des parcours fabuleux de mes copains d'adolescence.
 
Je vous embrasse tous.Bisou
August 08

CARRIERISME

 
Ou quand être aimé est plus important qu'aimer.
 
Faut-il jeter la pierre à Kouchner, Lang et autres girouettes ? Amis blogueurs, c'est à cette question que je vais m'atteler ce soir.
 
Trois éléments majeurs me paraissent différencier l'être humain du reste du regne animal. D'abord sa naissance "prématurée" qui le place d'emblée dans une dépendance à l'Autre. Puis, son langage, qu'il aquière d'ailleurs dans sa relation à l'Autre. Et enfin, la conscience qu'il a de sa propre finitude et la nécessité de devoir s'arranger avec ça. Ces trois réalités l'amènent à se poser des questions du style:"est-ce qu'on m'aime?", "est-ce que je compte pour les autres ?", "quel sens donner à la vie ?", "comment laisser une trace de mon passage ici bas ?"...etc.
Questions pour le moins irrésolubles, vous en conviendrez. Chacun s'en débrouille pourtant selon sa capacité à tolérer le manque. Pour certains c'est plus facile: ils considèrent la vie ( au sens le plus large ) comme un cadeau précieux qu'il s'agit de préserver coûte que coûte. D'autres préfèrent se perdre dans l'occupationnel, ils tuent le temps et évitent surtout de trop penser. D'autres, encore, n'en finissent pas de maudire l'existence et s'autodétruisent à petit feu.
 
Et enfin, il y a ceux qui passent leur temps à vouloir se prouver qu'ils existent. "Moi, Moi, Moi. Mais bon sang regardez Moi". Ceux-là sont potenciellement les carriéristes.
 
 
Ils sont prêts à tout pour faire partie de l'élite, jusqu'aux pires compromissions. L'essentiel étant de s'intégrer au groupe et de marquer son temps.
 
C'est pourquoi, et même si je comprend l'angoisse existencielle que tout ceci recouvre, à la question "faut-il jeter la pierre à Kouchner, Lang et autres Girouettes ?", je répond,  :
 
 
Oui !!! Parce que, vraiment, c'est petit !!!
 
 
July 29

Un homme à la Mère ! Un homme à la Mère !

    
     
     Faut-il pour autant voler à son secours ? Avant de plonger ne vaut-il pas mieux attendre qu'il trouve de lui même le mouvement qui lui permettrait de garder la tête hors de l'eau ? Bien sûr le risque est grand de le voir sombrer, mais peut-être pourra t'il tout de même s'en tirer au prix de quelques tasses.
 
     Autrefois, j'ai aimé quelques uns de ces hommes là : dans ma famille et ailleurs... toujours ce même regard inquiet posé sur la femme, cette créature maléfique. La prudence les invite à ne jamais prendre le large...jamais.
 
     Eternellement accrochés à leur "bite" d'amarrage, ils attendent que la vie passe.
 
 
 
 
 
       Depuis longtemps j'ai renoncé à les secourir, mais aujourd'hui encore quand je pense à eux mon coeur saigne.
 
 
LES FILMS QUI ONT EU UN EFFET...
Éloge de la folie
La confusion des sentiments
La dame blanche
Oeuvres complètes : Poésie, prose et correspondance
Les Mots pour le dire
Oeuvres
La Chute
Pour un oui ou pour un non
L'Inespérée
O vous, frères humains
Lettres à un jeune poète
Si c'est un homme
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Le Sergent dans la neige
Le Marteau sans maître, suivi de "Moulin premier"
La maladie de la mort
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