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日志


7月29日

Un homme à la Mère ! Un homme à la Mère !

    
     
     Faut-il pour autant voler à son secours ? Avant de plonger ne vaut-il pas mieux attendre qu'il trouve de lui même le mouvement qui lui permettrait de garder la tête hors de l'eau ? Bien sûr le risque est grand de le voir sombrer, mais peut-être pourra t'il tout de même s'en tirer au prix de quelques tasses.
 
     Autrefois, j'ai aimé quelques uns de ces hommes là : dans ma famille et ailleurs... toujours ce même regard inquiet posé sur la femme, cette créature maléfique. La prudence les invite à ne jamais prendre le large...jamais.
 
     Eternellement accrochés à leur "bite" d'amarrage, ils attendent que la vie passe.
 
 
 
 
 
       Depuis longtemps j'ai renoncé à les secourir, mais aujourd'hui encore quand je pense à eux mon coeur saigne.
 
7月18日

MAIS QUI ES TU ?! QUE VEUX TU ?!

 
 
Une fois encore j'ai regardé avec grand plaisir l'excellent western " Il était une fois dans l'ouest". Au delà de l'esthétique même du film (une splendeur qu'il faudrait voir sur écran géant), je ne perds rien de ma fascination première pour ces retrouvailles vengeresques.
 
Je ne suis pas sûr, mais cela doit me concerner quelque part...il y a quelque chose du POULPE la dedans...hum...
 
Souvent, je m'interroge sur la manière qu'il faut employer pour renverser un tyran...Oui, vous l'avez peut-être déjà un peu perçu, cela fait parti de mes tourments. Ici, donc, au milieu de nulle part, lorsque je suis d'humeur guerrière, il m'arrive de me demander comment faire pour déloger un tyran de sa toute puissance, comment repousser encore plus loin la barbarie.
 
 
 
 
 
Ce film nous offre justement quelques ébauches de réponses.
 
Comme vous le savez sans doute, le tyran c'est celui qui se place au dessus des lois communes. Il veut régner pour imposer sa propre loi : une loi uniquement au service de sa  jouissance. Parce qu'il ne veut se reconnaitre mortel, il n'a aucun respect pour la vie : ni la sienne, ni celle des autres.
 
L'Harmonica, personnage campé par Bronson, connait très bien le talon d'achille du tyran. Il se présente à lui comme un inconnu qui le nargue en toute sérénité et lui pose des énigmes. Au fond, il incarne la figure même de l'étranger. D'où cette question lancinante "mais qui es tu ?" ou "que veux tu". Eh oui ! Le tyran est effrayé par l'inconnu et le mystère : tout ce qui n'est pas transparent échappe à son contrôle et lui rappel trop sa condition humaine. Il est donc prêt à tout pour faire la lumière...jusqu'à risquer sa peau.
 
Ainsi s'accomplit la vengeance de l'Harmonica. A la question "que veux tu ?"répond une balle dans le ventre, à la question "qui es tu ?" répond le geste qui fait surgir le souvenir de l'acte criminel....Justice est rendue.
 
C'est beau, c'est fort et je ne m'en lasse pas.
7月9日

Petite mouillure au fond du slip...

 
Ce titre vous intrigue, n'est-ce pas ?...bande de p'tits salopiaux. Qu'est ce que je ne ferais pas pour attirer votre attention sur mes billets...ça marche à tous les coups !
 
Bref ! Ce soir il va être question justement de l'obscénité.
L'obscénité c'est quand un autre vous oblige à assister à sa jouissance alors même que vous ne lui avez rien demandé. C'est quand on vous éjacule littéralement à la face...c'est une image bien sûr.
L'obscénité on l'a rencontre partout à la télé, dans des talk show, des réality show, ou encore, des émissions dégoulinantes de pseudo bons sentiments. L'avantage avec la télé. c'est qu'on peut vite l'éteindre ou tout simplement zaper. Mais il arrive que des situations se déroulent directement sous vos yeux, sans interface et surtout sans la commande.
 
 
 
 
Le milieu des "psys" comme tous les milieux possède son lot de snobismes et de codes qu'il faut absolument respecter si l'on veut être apprécié. Je ne parle pas ici de l'ensemble des "psys"; beaucoup d'entre eux sont des personnes humbles et honnêtes qui font leur travail du mieux qu'elles le peuvent dans un monde de moins en moins à l'écoute des souffrances.
Mais il existe une frange de cette population dont le rapport à la souffrance de l'autre est pour le moins ambigu. Bien souvent au cours de ma formation, j'ai dû assister à des sortes d'exibitions de ce que l'on nous présentait comme des situations ou des cas intéressants. Bien sûr je ne récuse pas l'idée qu'il faille s'appuyer sur des exemples concrets pour mieux s'approprier de concepts compliqués. Mais il n'empêche que souvent j'ai eu la nausée, tant le patient m'apparaissait comme un faire valoir évident du "psy".
 
Voici ce qu'a pu écrire Antonin Artaud en son temps :
 
 
En face de la lucidité de Van Gogh qui travail, la psychiatrie
n'est plus qu'un réduit de gorilles eux-mêmes obsédés et persécutés
et qui n'ont, pour pallier les plus épouvantables états de l'angoisse
et de la suffocation humaines, qu'une ridicule terminologie,
digne produit de leurs cerveaux tarés.
Pas un psychiatre, en effet, qui ne soit un érotomane notoir.
Et je ne crois pas que la règle de l'érotomanie invétérée des
psychiatres puisse souffrir aucune exception.
 
 
7月7日

LA VIE EST UN ACCIDENT

    
     C'est plutôt rassurant. Non ?
     Rien n'est programmé par avance contrairement à ce que l'on croit. Deux cons se laissent aller à des plaisirs charnels et nous voilà balancés dans le monde.
     Curieusement je n'ai jamais vraiment cherché un sens à ma vie, parce que, pour moi, vivre c'est déjà un sens en soi. C'est vrai quoi on aurait pu ne pas être, où plutôt ne pas EN ÊTRE...de tout ce cinéma là.
 
     ÊTRE c'est encore autre chose...cette affaire là est loin d'être innée. Revenons deux secondes au cogito du camarade Descarte:
 
"Je pense donc je suis".
 
     Il serait plus juste de dire "je suis ce que je pense". Ou plutôt, "Je doute donc cela me fait penser et ces pensées relatives qui émergent de mes doutes, c'est ce que je suis". Vraiment ! Rien n'est programmé d'avance ! Même le sentiment d'existence vient dans l'après coup.
 
     Au fond, rejeter le doute, c'est refuser de penser... c'est donc refuser de se mettre au service de la vie.
 
 
 
 
 
Hum ! ...C'est la question...
 
    
7月6日

Incubes et succubes.

 
     Honnêtement je ne sais pas vraiment où je vais avec un titre pareil...
 
     Incubes et succubes sont ces créatures maléfiques qui viennent nous hanter lorsque nous traversons des moments d'insécurité.  En réalité ce dont il est question ici c'est de notre "dinguerie personnelle". Vous savez celle qu'on cache aux autres, celle que l'on fuit en permanence en se jetant dans le champs social. Et bien je pense que plus on l'intègre et on lui fait une place en nous, plus on a de la marge pour maneuvrer...il faut pouvoir assumer et accueillir cet étranger si l'on ne veut pas se jeter à corps perdu dans n'importe qui ou n'importe quoi.
 
 
 
 
     Cet étrange hôte je l'ai appelé, pour ma part, LE POULPE. Le plus souvent il reste en veilleuse, il sommeil...et puis quelques fois il se réveil et là c'est la lutte...une lutte sans merci contre moi même. Avec le temps je me suis habituée à lui, je sais que cet étranger c'est aussi moi. 
 
     Si je soulève cette question ce soir, c'est parce qu'il y a derrière elle une reflexion politique. Il me semble que notre société actuelle tolère de moins en moins cette part d'étrangeté qui pourtant nous concerne tous. L'immaîtrisé, l'énigme, la fragilité ne font pas bon ménage avec les valeurs sous tendues par le néo-libéralisme. On l'entend dans le discours dominant ; que ce soit à propos de la délinquance des adolescents, de la psychiatrie, de l'échec scolaire...Partout on retrouve des relents d'hygiénisme.
 
     Soyons vigilant.
7月5日

Une pensée pour Massoud

 
     Amis blogueurs, je voudrais vous parler ce soir d'un homme qui avait consacré l'essentiel de sa vie à lutter contre la barbarie. La barbarie, vous le savez, s'exprime à chaque fois qu'un individu rejète la différence. Autant dire que le monde en est partout imprégné.
     Massoud faisait partie du peuple Afghan : un peuple culturellement très riche, mais vivant sur un sol exposé à toutes les convoitises géopolitiques. Vingt cinq années à combattre pour la liberté et la dignité du peuple Afghan. D'abord contre l'ingérence soviétique et pour la préservation de la culture afghanne, puis contre le régime très archaïque des Talibans, placé et soutenu par les intégristes Pakistanais. L'Afghanistan était ( et l'est toujours ) confronté à trois problèmes majeurs : la drogue et son cortège d'organisations mafieuses, le terrorisme et le bafouement des Droits de l'Homme.
 
 
 
 
       
     Ce qui est frappant chez ce combattant, c'est à la fois sa droiture et son extrème douceur ; on est loin de la brute de guerre. Massoud aimait la poésie et prônait un islam tolérant et ouvert.
     Si je vous parle de lui ce soir, c'est qu'il me reste comme une douleur dans le coeur, cette douleur que l'on éprouve lorsqu'on a raté un rendez-vous très important. En aidant les moudjahidins de l'alliance du nord, les occidentaux auraient pu marquer symboliquement leur attachement aux valeurs fondamentalement humanisantes. Mais c'est encore l'argent et le pouvoir qui ont été déterminant dans cette affaire là : vente d'armes au Pakistan, projet d'oléoducs, pétrol....Massoud était trop indépendant pour intéresser les occidentaux.
  
 
      Je garde à l'esprit cette image d'un homme juste, scrutant l'horizon du haut des collines, une kalachnikov à l'épaule...