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日志


1月13日

Le dogme de la transparence

 
       Chers amis de la toile, depuis le début du mois de décembre je travaille à plein temps. Et oui, mon poste a évolué et j'interviens désormais essenciellement dans le secteur néonatologique du service de pédiatrie. Je ne suis malheureusement plus aussi disponible pour cet espace "virtuel" mais mon train de vie s'est quelque peu amélioré...hé hé !
 
      Ce soir je tenais à vous parler d'un phénomène important auquel je suis confrontée quotidiennement et qui, par moment, complique sérieusement ma pratique. Il s'agit de cette injonction à la transparence qui devient, j'en ai bien peur, un idéal de notre société. Le milieu médical a les moyens de rendre les corps transparents au regard et à la compréhension: IRM, EEG, radios, microscope, stétoscope...et autres scopes. C'est pourquoi l'idéal de transparence y est encore plus prégnante.
 
      Une des difficultés de ma pratique est de faire passer l'idée que cette notion de transparence peut difficilement s'appliquer à la subjectivité des personnes. Que l'intime doit être protégé et qu'il serait contraire à ma déontologie dans dévoiler des éléments...Car il ne s'agit pas de confondre la prévention avec le dépistage : il est difficile de dépister les futurs parents maltraitants, les personnes qui vont tenter de se suicider, celles qui vont faire une depression etc...
 
 
 
 
       Aujourd'hui l'hôpital publique ne s'occupe plus uniquement du soin ; elle est aussi un formidable instrument du contrôle social.
 
      Une société basée sur la transparence, le dévoilement de l'intime et l'anticipation permanente du pire est une société totalitaire...
 
      Amis blogueurs ! Soyons résistant ! Soyons désirant !
 
 
Je vous embrasse.
 
 
PS : qu'est ce que ceci pourrait être ?
 
 hi hi hi ! ... pardon.
 
12月26日

CALIGULA ET JESUS CÔTE A CÔTE

 
        Et oui ! j'ai osé. C'est une comparaison que je peux me permettre maintenant que je viens de lire "Caligula" de Camus. Quant aux évangiles, je les connaissais déjà depuis quelques temps...Ces deux hommes semblent, à première vue, être aux antipodes de ce que l'on peut trouver comme personnalités dans le genre humain. Pourtant, outre leur humanité, ils ont un point commun de taille : tous les deux ont vraiment tout fait pour se faire tuer par leurs congénères.
 
         Caligula est une incarnation de l'oscénité dans toute sa splendeur. Un homme dont le nihilisme a dégénéré ; le nihilisme étant déjà une forme de dégénération, je vous raconte pas l'horreur du type. Bref. Monsieur Caligula n'a pas supporté que la mort puisse lui ravire un être cher ; être cher qui n'est autre que sa soeur avec qui il était amant...ce fou. Alors il a décidé que puisque rien n'avait vraiment plus de valeur dans ce monde, il se mettrait totalement au service de l'absurdité en faisant régner la destruction arbitraire. Pauvre créature prétentieuse jamais sorti du cul cul de sa mère ! Incapable de supporter la vie il se suicide en provoquant sa chute...
 
           
 
 
              
 
 
        Jésus est l'incarnation même de la grâce et de la vie. Voilà un homme qui a mis sa vie uniquement au service de la vérité. Elle n'est pas bien compliquée cette vérité, elle pointe notre fragilité fondamentale. Et oui, nous allons mourir, nous ne pesons pas bien lourd à l'échelle universelle et nous ne maîtrisons rien. Mais c'est justement parce que la vie est fragile et accidentelle qu'il faut l'aimer. Désencombré de toutes les tristes camelotes qui fascinent tant les meutes, Jésus irradiait le monde par sa seule présence. La vérité d'une présence est irradiante en effet, elle nous rappelle le peu que nous sommes. Jésus dérangeait l'ordre établi, toutes ces sociétés prétentieuses où règne les faux semblants et contre lesquelles il mettait en garde.
Ainsi, lui aussi a précipité sa mort...et il le savait.
 
        Caligula et Jésus : deux hommes qui se sont sacrifiés. Mais l'un d'eux était déjà mort depuis toujours avant de mourir et l'autre savait qu'en mourant il continuerait à irradier par sa présence...car l'absence rend l'absent plus présent que jamais.
11月3日

C'est pour ton bien

 
       Enfant, toutes les fois où j'ai pu entendre de la bouche d'un adulte cette formule, je savais que quelque part j'allais me faire avoir...d'une façon ou d'une  autre.
      Vous l'avez sans doute déjà compris, il va être questions ici de l'ambivalence des sentiments humains.
      Comme vous le savez peut-être, je suis psychologue dans une service de pédiatrie depuis deux mois et demi (c'est mon premier poste). Dans ce contexte, je suis amenée à être confrontée à des prises de décision par des professionnels dans l'"intérêt" d'un enfant. Je réalise à chaque fois à quel point les passions peuvent se déchainer dans ce domaine ( le syndrôme d'Outreau n'est jamais bien loin). Pourtant, il conviendrait de garder la tête froide si l'on ne veut pas générer du pathos là où il n'y en n'avait pas, ou encore, si l'on ne veut pas disqualifier inutilement des adultes dans leur fonction parentale.
      Alors, je m'interroge : pourquoi de nombreux adultes sont-ils incapables de prendre du recul dès qu'il s'agit d'un enfant suspecté d'être en danger ? Que cherchent-ils à résoudre sur le plan personnel ? De quoi ont-ils peur au fond ? Ne serait-ce pas là une façon de lutter contre leur propre ambivalence affective à l'égard de l'enfant ? Se battre tête baissée pour le bien de l'enfant, cela peut-être une manière d'essayer de se placer uniquement dans le camp des bons....
      Mais on le sait, aucun sentiment humain n'est univoque et il n'y a pas pire haine que celle qui s'ignore.
      Ainsi, il arrive que sous le couvert de vouloir le bien de l'autre, on s'acharne à lui nuire...
 
 
The kid extrait la loi
envoyé par dictys
11月2日

La comédie humaine

Une fois encore je viens de recevoir en pleine poire l'évidence de mon infirmité. Je ne suis pas équipée pour les jeux de société...tous les jeux de société ! L'entretien d'embauche fait partie de cette grande comédie et une fois encore je n'ai pas su jouer...C'était pas le moment (trop de confusions dans ma tête) , j'étais pas motivée, c'était pas les bonnes personnes...etc. Pour ces gens là, je serai définitivement une pov' cloche, qui ne sait pas ce qu'elle dit, ni ce qu'elle fait, ni même qui elle est. Humiliant !.
Et pourtant, avant j'avais l'impression d'être une personne suffisamment structurée, avec des valeurs, sachant où elle va et tout...mais voilà, ma pensée s'est dérobée devant leurs questions "De quoi vous êtes vous saisie pendant ce stage. Dites moi de quoi vous êtes vous saisie dans la question des psychoses. Comment vous investissez vous actuellement dans votre travail" ...etc. Rien à faire, je n'arrivais plus à penser. Toute réponse à ces questions me parraissait stérile. Je n'ai même pas su me présenter correctement lorsqu'ils me l'ont demandé.
 
 
Ce n'est pas la première fois que je pédale dans la semoule comme cela. Je me souviens d'autres entretiens d'embauche ou d'orals d'examen...Dans ce domaine je suis capable du pire comme du meilleurs. Mais pourquoi ma pensée me lache t'elle par moment ?  Je sais que cela m'arrive le plus souvent lorsque je sens que l'autre en face de moi se prend trop au sérieux, se la joue comme on dit. C'est dingue ! lorsque je ne rencontre personne, je n'arrive pas à être moi même...j'ai alors la vague impression de devoir me prostituer et cela inhibe complètement ma réflexion. C'est comme si au fond je préférais passer pour une conne plutôt que d'être une pute. C'est curieux tout de même...
N'hésitez pas à m'apporter vos réflexions et témoignages car, quoi que j'en dise, je ne me sens pas très bien depuis cette expérience.
 
Bisous à tous.
9月15日

Comme des papillons de nuit

 
L'adolescence était désormais loin derrière moi. Et voilà que subitement elle me revient en pleine poire. C'était samedi dernier, au cours d'un mariage pour lequel je travaillais. Parmis les convives j'ai revu DD: aujoud'hui marié, père d'un garçon de deux ans et gendarme.
A l'époque j'avais 15 ans et lui en avait 16. Nous étions des gosses de militaire, nous vivions en Allemagne et nous faisions parti d'une immense bande de jeunes. En ce temps là, DD était, disait il, amoureux de moi (je n'ai jamais trop su ce que ce mot voulait dire). Moi, j'étais pucelle, légère, insouciante et persuadée qu'au fond le chromosome Y était une erreur de la nature. DD était le genre de garçon qui rassurait ma mère: gentil, poli...un peu benêt; c'était le bon gar qui me prétait sa mob. aussi souvent que je le voulais.
 
 
 
20 années se sont écoulées et DD n'a rien oublié de cette période. C'est simple, à l'écouter j'ai eu l'impression qu'il n'a jamais vraiment quitté son adolescence. Sa femme, à coté de lui, me parraissait fragile, un peu inquiète aussi ("qui est cette femme ?" devait elle se dire) et un peu génée par tout ce débalage. En effet, DD ne m'a donné que des nouvelles sordides de nos camarades de l'époque; par goût, je suppose, du sensationnel. J'ai appri, ainsi, des divorces, des parcours professionnels pas terribles, le handicape de son propre fils et le suicide d'une jeune femme qui commençait pourtant une carrière universitaire à la faculté de psychologie où je me suis moi même formée. J'en ai eu la chaire de poule...
Un goût amère m'est resté dans la bouche; il me venait de l'impression d'une insoutenable légèreté de l'être (pour reprendre l'expression de Kundera). Peut-être avez vous déjà éprouvé cela, amis blogueurs : la sensation qu'autour de nous un grand nombre de personnes sont un peu comme des papillons de nuit qui se jettent dans les feux.
Le lendemain, pour me guérir de ma tristesse, je suis allée sur des cites tels que "trombi.com" ou "copains d'avant" et j'ai découvert des parcours fabuleux de mes copains d'adolescence.
 
Je vous embrasse tous.Bisou
8月8日

CARRIERISME

 
Ou quand être aimé est plus important qu'aimer.
 
Faut-il jeter la pierre à Kouchner, Lang et autres girouettes ? Amis blogueurs, c'est à cette question que je vais m'atteler ce soir.
 
Trois éléments majeurs me paraissent différencier l'être humain du reste du regne animal. D'abord sa naissance "prématurée" qui le place d'emblée dans une dépendance à l'Autre. Puis, son langage, qu'il aquière d'ailleurs dans sa relation à l'Autre. Et enfin, la conscience qu'il a de sa propre finitude et la nécessité de devoir s'arranger avec ça. Ces trois réalités l'amènent à se poser des questions du style:"est-ce qu'on m'aime?", "est-ce que je compte pour les autres ?", "quel sens donner à la vie ?", "comment laisser une trace de mon passage ici bas ?"...etc.
Questions pour le moins irrésolubles, vous en conviendrez. Chacun s'en débrouille pourtant selon sa capacité à tolérer le manque. Pour certains c'est plus facile: ils considèrent la vie ( au sens le plus large ) comme un cadeau précieux qu'il s'agit de préserver coûte que coûte. D'autres préfèrent se perdre dans l'occupationnel, ils tuent le temps et évitent surtout de trop penser. D'autres, encore, n'en finissent pas de maudire l'existence et s'autodétruisent à petit feu.
 
Et enfin, il y a ceux qui passent leur temps à vouloir se prouver qu'ils existent. "Moi, Moi, Moi. Mais bon sang regardez Moi". Ceux-là sont potenciellement les carriéristes.
 
 
Ils sont prêts à tout pour faire partie de l'élite, jusqu'aux pires compromissions. L'essentiel étant de s'intégrer au groupe et de marquer son temps.
 
C'est pourquoi, et même si je comprend l'angoisse existencielle que tout ceci recouvre, à la question "faut-il jeter la pierre à Kouchner, Lang et autres Girouettes ?", je répond,  :
 
 
Oui !!! Parce que, vraiment, c'est petit !!!
 
 
7月29日

Un homme à la Mère ! Un homme à la Mère !

    
     
     Faut-il pour autant voler à son secours ? Avant de plonger ne vaut-il pas mieux attendre qu'il trouve de lui même le mouvement qui lui permettrait de garder la tête hors de l'eau ? Bien sûr le risque est grand de le voir sombrer, mais peut-être pourra t'il tout de même s'en tirer au prix de quelques tasses.
 
     Autrefois, j'ai aimé quelques uns de ces hommes là : dans ma famille et ailleurs... toujours ce même regard inquiet posé sur la femme, cette créature maléfique. La prudence les invite à ne jamais prendre le large...jamais.
 
     Eternellement accrochés à leur "bite" d'amarrage, ils attendent que la vie passe.
 
 
 
 
 
       Depuis longtemps j'ai renoncé à les secourir, mais aujourd'hui encore quand je pense à eux mon coeur saigne.
 
7月18日

MAIS QUI ES TU ?! QUE VEUX TU ?!

 
 
Une fois encore j'ai regardé avec grand plaisir l'excellent western " Il était une fois dans l'ouest". Au delà de l'esthétique même du film (une splendeur qu'il faudrait voir sur écran géant), je ne perds rien de ma fascination première pour ces retrouvailles vengeresques.
 
Je ne suis pas sûr, mais cela doit me concerner quelque part...il y a quelque chose du POULPE la dedans...hum...
 
Souvent, je m'interroge sur la manière qu'il faut employer pour renverser un tyran...Oui, vous l'avez peut-être déjà un peu perçu, cela fait parti de mes tourments. Ici, donc, au milieu de nulle part, lorsque je suis d'humeur guerrière, il m'arrive de me demander comment faire pour déloger un tyran de sa toute puissance, comment repousser encore plus loin la barbarie.
 
 
 
 
 
Ce film nous offre justement quelques ébauches de réponses.
 
Comme vous le savez sans doute, le tyran c'est celui qui se place au dessus des lois communes. Il veut régner pour imposer sa propre loi : une loi uniquement au service de sa  jouissance. Parce qu'il ne veut se reconnaitre mortel, il n'a aucun respect pour la vie : ni la sienne, ni celle des autres.
 
L'Harmonica, personnage campé par Bronson, connait très bien le talon d'achille du tyran. Il se présente à lui comme un inconnu qui le nargue en toute sérénité et lui pose des énigmes. Au fond, il incarne la figure même de l'étranger. D'où cette question lancinante "mais qui es tu ?" ou "que veux tu". Eh oui ! Le tyran est effrayé par l'inconnu et le mystère : tout ce qui n'est pas transparent échappe à son contrôle et lui rappel trop sa condition humaine. Il est donc prêt à tout pour faire la lumière...jusqu'à risquer sa peau.
 
Ainsi s'accomplit la vengeance de l'Harmonica. A la question "que veux tu ?"répond une balle dans le ventre, à la question "qui es tu ?" répond le geste qui fait surgir le souvenir de l'acte criminel....Justice est rendue.
 
C'est beau, c'est fort et je ne m'en lasse pas.
7月9日

Petite mouillure au fond du slip...

 
Ce titre vous intrigue, n'est-ce pas ?...bande de p'tits salopiaux. Qu'est ce que je ne ferais pas pour attirer votre attention sur mes billets...ça marche à tous les coups !
 
Bref ! Ce soir il va être question justement de l'obscénité.
L'obscénité c'est quand un autre vous oblige à assister à sa jouissance alors même que vous ne lui avez rien demandé. C'est quand on vous éjacule littéralement à la face...c'est une image bien sûr.
L'obscénité on l'a rencontre partout à la télé, dans des talk show, des réality show, ou encore, des émissions dégoulinantes de pseudo bons sentiments. L'avantage avec la télé. c'est qu'on peut vite l'éteindre ou tout simplement zaper. Mais il arrive que des situations se déroulent directement sous vos yeux, sans interface et surtout sans la commande.
 
 
 
 
Le milieu des "psys" comme tous les milieux possède son lot de snobismes et de codes qu'il faut absolument respecter si l'on veut être apprécié. Je ne parle pas ici de l'ensemble des "psys"; beaucoup d'entre eux sont des personnes humbles et honnêtes qui font leur travail du mieux qu'elles le peuvent dans un monde de moins en moins à l'écoute des souffrances.
Mais il existe une frange de cette population dont le rapport à la souffrance de l'autre est pour le moins ambigu. Bien souvent au cours de ma formation, j'ai dû assister à des sortes d'exibitions de ce que l'on nous présentait comme des situations ou des cas intéressants. Bien sûr je ne récuse pas l'idée qu'il faille s'appuyer sur des exemples concrets pour mieux s'approprier de concepts compliqués. Mais il n'empêche que souvent j'ai eu la nausée, tant le patient m'apparaissait comme un faire valoir évident du "psy".
 
Voici ce qu'a pu écrire Antonin Artaud en son temps :
 
 
En face de la lucidité de Van Gogh qui travail, la psychiatrie
n'est plus qu'un réduit de gorilles eux-mêmes obsédés et persécutés
et qui n'ont, pour pallier les plus épouvantables états de l'angoisse
et de la suffocation humaines, qu'une ridicule terminologie,
digne produit de leurs cerveaux tarés.
Pas un psychiatre, en effet, qui ne soit un érotomane notoir.
Et je ne crois pas que la règle de l'érotomanie invétérée des
psychiatres puisse souffrir aucune exception.
 
 
7月7日

LA VIE EST UN ACCIDENT

    
     C'est plutôt rassurant. Non ?
     Rien n'est programmé par avance contrairement à ce que l'on croit. Deux cons se laissent aller à des plaisirs charnels et nous voilà balancés dans le monde.
     Curieusement je n'ai jamais vraiment cherché un sens à ma vie, parce que, pour moi, vivre c'est déjà un sens en soi. C'est vrai quoi on aurait pu ne pas être, où plutôt ne pas EN ÊTRE...de tout ce cinéma là.
 
     ÊTRE c'est encore autre chose...cette affaire là est loin d'être innée. Revenons deux secondes au cogito du camarade Descarte:
 
"Je pense donc je suis".
 
     Il serait plus juste de dire "je suis ce que je pense". Ou plutôt, "Je doute donc cela me fait penser et ces pensées relatives qui émergent de mes doutes, c'est ce que je suis". Vraiment ! Rien n'est programmé d'avance ! Même le sentiment d'existence vient dans l'après coup.
 
     Au fond, rejeter le doute, c'est refuser de penser... c'est donc refuser de se mettre au service de la vie.
 
 
 
 
 
Hum ! ...C'est la question...
 
    
7月6日

Incubes et succubes.

 
     Honnêtement je ne sais pas vraiment où je vais avec un titre pareil...
 
     Incubes et succubes sont ces créatures maléfiques qui viennent nous hanter lorsque nous traversons des moments d'insécurité.  En réalité ce dont il est question ici c'est de notre "dinguerie personnelle". Vous savez celle qu'on cache aux autres, celle que l'on fuit en permanence en se jetant dans le champs social. Et bien je pense que plus on l'intègre et on lui fait une place en nous, plus on a de la marge pour maneuvrer...il faut pouvoir assumer et accueillir cet étranger si l'on ne veut pas se jeter à corps perdu dans n'importe qui ou n'importe quoi.
 
 
 
 
     Cet étrange hôte je l'ai appelé, pour ma part, LE POULPE. Le plus souvent il reste en veilleuse, il sommeil...et puis quelques fois il se réveil et là c'est la lutte...une lutte sans merci contre moi même. Avec le temps je me suis habituée à lui, je sais que cet étranger c'est aussi moi. 
 
     Si je soulève cette question ce soir, c'est parce qu'il y a derrière elle une reflexion politique. Il me semble que notre société actuelle tolère de moins en moins cette part d'étrangeté qui pourtant nous concerne tous. L'immaîtrisé, l'énigme, la fragilité ne font pas bon ménage avec les valeurs sous tendues par le néo-libéralisme. On l'entend dans le discours dominant ; que ce soit à propos de la délinquance des adolescents, de la psychiatrie, de l'échec scolaire...Partout on retrouve des relents d'hygiénisme.
 
     Soyons vigilant.
7月5日

Une pensée pour Massoud

 
     Amis blogueurs, je voudrais vous parler ce soir d'un homme qui avait consacré l'essentiel de sa vie à lutter contre la barbarie. La barbarie, vous le savez, s'exprime à chaque fois qu'un individu rejète la différence. Autant dire que le monde en est partout imprégné.
     Massoud faisait partie du peuple Afghan : un peuple culturellement très riche, mais vivant sur un sol exposé à toutes les convoitises géopolitiques. Vingt cinq années à combattre pour la liberté et la dignité du peuple Afghan. D'abord contre l'ingérence soviétique et pour la préservation de la culture afghanne, puis contre le régime très archaïque des Talibans, placé et soutenu par les intégristes Pakistanais. L'Afghanistan était ( et l'est toujours ) confronté à trois problèmes majeurs : la drogue et son cortège d'organisations mafieuses, le terrorisme et le bafouement des Droits de l'Homme.
 
 
 
 
       
     Ce qui est frappant chez ce combattant, c'est à la fois sa droiture et son extrème douceur ; on est loin de la brute de guerre. Massoud aimait la poésie et prônait un islam tolérant et ouvert.
     Si je vous parle de lui ce soir, c'est qu'il me reste comme une douleur dans le coeur, cette douleur que l'on éprouve lorsqu'on a raté un rendez-vous très important. En aidant les moudjahidins de l'alliance du nord, les occidentaux auraient pu marquer symboliquement leur attachement aux valeurs fondamentalement humanisantes. Mais c'est encore l'argent et le pouvoir qui ont été déterminant dans cette affaire là : vente d'armes au Pakistan, projet d'oléoducs, pétrol....Massoud était trop indépendant pour intéresser les occidentaux.
  
 
      Je garde à l'esprit cette image d'un homme juste, scrutant l'horizon du haut des collines, une kalachnikov à l'épaule...
 
6月23日

Lettre de motivation

 
         Convaincre ! Toujours convaincre ! Jouer le jeu ! C'est barbant à la fin ! Pourtant, je pense être parfaitement compétente et qualifiée pour ce poste. Et puis flute ! Quand on voit les brelles qu'il y a sur le terrain, c'est bien la preuve que leur cinéma ne fonctionne pas !
         Amis blogueurs, je crois que ce soir je ne suis pas du tout disposée à écrire cette lettre de motivation, mais plutôt d'humeur à vous livrer ma haine, provisoire je l'espère, des recruteurs . Un petit moment de désespoir...sans doute... J'ai déjà eu deux entretiens pour ce poste et ne voilà t'il pas que les ressources humaines, qui n'en avaient pas été informées, me demandent de leur écrire une lettre de candidature. L'hôpital publique, quel bordel...ça promet. Je me demande si ils me méritent vraiment....Pardonnez-moi, mais il faut bien maintenir la tête hors de l'eau, garder l'illusion d'un contrôle.
 
         Il existe toutes sortes de recruteurs. Par exemple, il y a celui qui ne me laisse pas en placer une, qui ne parle que de lui, du genre "coucou c'est moi, t'as vu mes belles plumes". L'admiration c'est pas mon truc, même faire semblant j'y arrive pas. Et puis, il y a le genre hystérique s'écriant devant mon CV  " Ouah ! c'est super! On adore les gens qui ont des parcours originaux !  Ici, vous savez, on est une grande famille, tout le monde s'entend très bien, l'ambiance est excellente ...bla bla bla." BEURK ! J'ai horreur des partouzes. On rencontre aussi, le genre esprit de sérieux; celui qui se méfie des parcours originaux et qui, les sourcils froncés, me dit "mais dites-moi mademoiselle, qu'est-ce qui vous a d'abord conduit au métier de cuisinière et comment êtes vous arrivez à celui de psychologue". J'aimerais lui dire que quand j'étais môme je préférais rêver et jouer, que je n'ai jamais aimé le scolaire et les gens affectés d'un esprit de sérieux. Mais la prudence m'invite à lui donner une explication rationnelle, histoire de ne pas trop l'éclabousser avec du désir; on sait jamais, ça pourrait le réveiller...et qui sait ce qui arriverait. Il y a aussi ceux qui veulent s'assurer que je ferai exactement ce qu'ils vont me demander...Non ! Non !Trois fois non ! les psychologues ne sont pas des paramédicaux...etc.
      
    Dur, dur. En attendant je gagne ma croute en cuisinant. Demain on prépare le repas d'un grand mariage...demain est un autre jour....Il faut donc que j'aille me coucher.
 
 
6月19日

Enfin je peux insérer des images !

 

                  

MISERE

 
 
Juste pour le plaisir !
 
 
 

 
coluche: misère
envoyé par jethro_roch
6月18日

L'ECOLE BUISSONNIERE

   
 

       L'enfant, un brin sauvage, s'approche de la grille, jette un regard furtif vers ses camarades rangés pour entrer en classe; le Maître ne le voit pas. Il saute par dessus la grille, atterri à pieds joints dans l'univers du tout possible et respire enfin.

      Pas de concours d'entrée pour cette école. Juste supporter la liberté : aimer l'inconnu avec ses énigmes, n'avoir peur ni de la solitude ni des représailles.
      La question reste éternellement : comment la rendre accessible au plus grand nombre cette école ?
 
 
6月13日

Petit billet d'humeur autour de la fête des mères

 
 
 Pourquoi fête t'on les mères ? Je ne vais pas faire ici la critique habituelle de la dimension commerciale qui entoure cet évènement. Il y a dans cette fête quelque chose qui me paraît bien pire que cela. D'abord, il convient de rappeler que cette tradition a été initiée par le Maréchal Pétain, c'est à dire, dans un contexte idéologique totalitaire avec comme mots d'ordre:  "travail, famille, patrie". A cette époque, les femmes n'étaient socialement reconnues qu'à travers leur fonction procréatrice. Cette fête ressemble au fond à une mauvaise farce, un cadeau empoisonné qui aliène encore plus les femmes.
   Que se cache t'il derrière cette sacralisation de la maternité ?  Une mère, ce n'est jamais rien qu'une femme avec ses qualités et ses défauts...un être humain, en somme, qui cherche un sens à sa vie. La mère est donc loin d'être une sainte. Et le plus terrible dans tout ça, c'est qu' ELLE NOUS A EU ! C'est peut être pour cela qu'on fête la mère: pour oublier qu'au fond, tout au fond de nous même on voudrait la tuer.
6月12日

De la bétise...

 
Il n'est pas une seule pensée importante
dont la bétise ne sache aussitôt faire usage;
elle peut se mouvoir dans toutes les directions
et prendre tous les costumes de la vérité.
La vérité, elle, n'a jamais qu'un seul vêtement
un seul chemin :
elle est toujours handicapée.
 
                                ROBERT  MUSIL   
 
 

Je suis inquiète...

 
       Il est vrai que la civilisation ne peut être considérée comme un acquis définitif. C'est pourquoi, bien souvent je me penche au dessus d'elle avec inquiétude : je prend sa température, j'écoute son coeur, je palpe son front...  Actuellement, je perçois quelques signes cliniques qui ne me disent rien qui vaille.  D'abord, un certain discours; car, on le sait, la manipulation du langage peut être l'énnemie la plus redoutable de la vie même. Il suffit de dire, par exemple, ouverture lorsqu'il ne sagit que de fabriquer du chaos en mélangeant les genres. Le magma, "la grosse soupe", cela va rarement dans le sens de la civilisation. Au contraire, elle a besoin de s'appuyer sur l'articulation (et non la fusion ) des différences qui permet le recul et la dialectique nécessaires à toute réflexion. Actuellement on fait surtout l'éloge de l'action, voir, de l'"hyperaction".  On veut des choses concrètes, on s'appuie sur des certitudes, on fait des amalgames et on rejète le doute, l'énigme. 
       Nous avons à la tête de notre pays un homme bien agité et qui fonctionne beaucoup à l'affectif. Outre son emprise sur l'ensemble du gouvernement,  il semble avoir un certain contrôle du  marché financier et des médias. Ce n'est pas l'homme agité en tant que tel qui m'inquiète, mais la levée du refoulement qu'il permet chez beaucoup d'entre nous qui ont tellement besoin d'un chef ou d'un maître pour les guider.
Nous devons rester vigilant....
 
 
 
 
 
 
 
5月24日

Il faut bien commencer...

 
 
 
 
 
Chers blogueurs.
 
Ayant fait très récemment l'acquisition de l'outil informatique, je découvre enfin les joies d'internet dont cet espace de liberté. C'est vertigineux la liberté !
 
Je vous imagine comme des milliers de fenêtres qui brillent dans la nuit. Que faites vous à cette heure tardive où j'ai la prétention de croire avoir quelque chose d'intéressant à écrire ?